Revenir

Pour la première fois.
Revenir.

Deux années passées à disparaître, le tout bien balancé, sur un coup de tête ou de colère.
Je préfère ne pas m’en souvenir.
Je n’ai ressenti aucune peur du vide, parce que le vide est partout et qu’à bien y regarder de près, il illumine et rend plus fort tout ce qu’il touche.

En quittant le chemin de l’écriture, j’ai goûté à l’inconnu des quartiers buissonniers.
Je me suis piquée, brûlée, beaucoup.
Je me suis faite piquer, brûler, encore plus.

Bref, je reviens.
Je ne sais pas encore “comment”, mais je pense “différente”.

Corinne Bellocq

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *