Poilu

J’ai lu récemment dans le blog d’histoire-géo Monsieur Auger ( de Pierrick Auger), que 14 corps de soldats de la Première Guerre mondiale avaient été retrouvés dans les Ardennes lors d’une fouille sur site.

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(photos provenant de la page facebook « Souterrains de la Marne »)

« Les hommes ont été inhumés dans leurs uniformes dont on retrouve des boutons de capote militaire portant le dessin d’une ancre de marine. Les soldats appartenaient donc à l’infanterie coloniale du Maroc.
Les 6e, 7e et 9e bataillons étaient composés de soldats métropolitains chargés de maintenir l’ordre au sein de la colonie française du Maroc. Rappelés en urgence pour participer à l’arrêt de l’offensive allemande, leurs hommes prirent part aux combats du Châtelet-sur-Retourne le 1er septembre 1914. Un déluge d’obus s’abattit sur les troupes françaises faisant 18 tués et 160 disparus. Les corps des soldats retrouvés furent probablement enterrés par les Allemands après les combats. »

Une tranchée britannique près de la route Albert-Bapaume à Ovillers-La Boisselle, durant la bataille de la Somme, en Juillet 1916. Les hommes photographiés appartiennent au 11ème bataillon du régiment du Cheshire.John Warwick Brooke — This is photograph Q 3990 from the collections of the Imperial War Museums (collection no. 1900-13)


Ceux là ne sont jamais revenus et furent jusqu’à nos jours portés disparus.
En découvrant un tel article et une telle découverte je suis frappée d’une émotion. Pas seulement parce que j’aime beaucoup l’histoire mais surtout parce que cela nous rappelle au souvenir du sacrifice qu’ont fait pour nous majoritairement de très jeunes hommes venus des 4 coins du monde, pour mettre un terme à cette guerre immonde.

Je ne peux m’empêcher de penser à mon arrière grand-père Joseph, résinier de métier devenu apprenti soldat, qui guerroya comme il put et fut rendu à son patelin et sa forêt chérie, tout auréolé du statut de « poilu ».

J’ai la chance de posséder des documents qui sont des copies d’articles de journaux, de documents officiels de ses nombreuses citations et faits de guerre.
Ceci est un document historique qui ne rendra jamais compte de l’horreur qu’il a dû subir pour défendre son pays et tenter de survivre dans ce qui fut une immense boucherie à ciel ouvert.

Citation à l’ordre du corps d’armée du 12 mai 1916
A donné un bel exemple en traversant sous un feu violent une distance de 20 mètres pour capturer 2 allemands dont un officier. Blessé à la fin de l’attaque. Modèle de bravoure,
toujours volontaire pour les missions périlleuses.

Citation à l’ordre de la division n° ?
S’est présenté comme volontaire, pour combler à 15 mètres d’une sape occupée par l’ennemi, un cratère provoqué par l’explosion d’une de nos mines (nuit du 22 au 23 avril). A travaillé sans relâche pendant 3 heures et demie sous les balles et les bombes allemandes avec un mépris absolu du danger; toujours volontaire pour les missions périlleuses.

Citation à l’ordre du corps d’armée n°177 du 17.12.1917
Modèle de courage et de sang froid, a toujours fait son service à la perfection et à plusieurs reprises, sous de violents bombardements d’obus, de gros calibres, est allé spontanément au secours de fantassins blessés qu’il a mis à l’abri.

Citation à l’ordre n°448 du Lieutenant Colonel Cdt l’A.C du 13.11.1917
Soldat d’élite, modèle de bravoure et de dévouement, a pris part aux offensives de Champagne, de la Somme et de l’Aisne et n’a cessé de donner à ses camarades le plus bel exemple d’esprit de sacrifice.
Deux blessures; Deux citations. Croix de guerre.

– Inscrit au tableau spécial de la Médaille Militaire à compter du 1 octobre 1917.

– Croix de Guerre: 2 étoiles de Vermeil, 1 étoile d’Argent.

– Extrait de l’O.G n°33 « D.E. » du 20 mars 1919:
Sa majesté le roi d’Angleterre confère, après approbation du gouvernement français, la Médaille Militaire Anglaise (Military Cross).
Ironie de l’histoire, ce document est signé par Monsieur Lalleman.

– Chevalier de la Légion d’Honneur en 1952 et élevé au grade d’officier par décret ministériel, en date du 14 novembre 1964.

Cet homme qui vivait paisiblement dans sa campagne, fut envoyé comme tant d’autres dans la bouche gloutonne et infernale du monstrueux conflit de la Première Guerre Mondiale.
Il n’avait bien sûr pas le choix, il devait y aller sur ordre le Nation, et, il ne s’y est surement pas rendu pour récolter des médailles.
Cet arrière grand-père bien aimé je ne l’ai pas connu mais ma gand-mère me disait souvent qu’il n’était que calme et douceur, que son humeur était toujours égale malgré les vicissitudes liées à ces nombreuses blessures de guerre avec lesquelles il dû composer jusqu’à la fin de sa vie.

Corinne Bellocq©2020

Poilu : Poilu est le surnom donné aux soldats de la Première Guerre mondiale qui étaient dans les tranchées. Ce surnom est typique de cette guerre et ne fut utilisé qu’en de rares et exceptionnels cas pendant la Seconde Guerre mondiale.

Image d’entête d’article :
Pierre-Joseph-Paul Castelnau
 — base mémoire Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – diffusion RMN, N° photographie CA 000500
« Tranchée de première ligne : groupe de poilus devant l’entrée d’un abri ». Bois d’Hirtzbach, Haut-Rhin, France. Autochrome.

Edwin Starr – War

Edwin Starr interprète sa chanson la plus célèbre pour la toute dernière fois ici à Stuttgart en 2003. Cette chanson était non seulement l’album le plus réussi et le plus connu de sa carrière, mais c’est aussi l’une des chansons de protestation les plus populaires jamais enregistrées. Il s’est classé n ° 1 sur le Billboard Chart américain et n ° 3 sur le Hot R&B Chart américain, et également n ° 3 sur le UK Singles Chart en 1970. Edwin Starr était un chanteur soul américain de Nashville, Tennessee . Starr est surtout connu pour ses singles de Motown des années 1970, produits par Norman Whitfield, notamment cette piste. Le 2 avril 2003, Edwin Starr est malheureusement décédé d’une crise cardiaque.

Edwin Starr performs his most famous song for the very last time here in Stuttgart in 2003. This song was not only the most successful and well-known record of his career, but it’s also one of the most popular protest songs ever recorded. It charted in at No. 1 on the US Billboard Chart and at No. 3 on the US Hot R&B Chart, and also charted at No. 3 on the UK Singles Chart in 1970. Edwin Starr was an American Soul singer from Nashville, Tennessee. Starr is most famous for his, Norman Whitfield produced, Motown singles of the 1970’s, most notably this track. On April 2nd 2003 Edwin Starr sadly passed away from a heart attack.

25 commentaires Ajoutez le votre

  1. Jaskiers dit :

    Les citations sont impressionnantes, celle où il a fait 2 prisonniers est une des plus impressionnantes. Un photographe de guerre pendant la première guerre mondiale a dit : photographier dans les tranchées était un jeux macabres. Vous sortiez votre tête de la tranchée pendant 3 secondes et vous receviez une balle en pleine tête…
    J’imagine mêmes pas ce qu’a dû vivre ton arrière-grand-père.
    La légion d’honneur et la décoration anglaise prouve encore quel genre d’homme il était.
    Ce qui est « intéressant » c’est qu’après la guerre, il était un homme doux. J’ai remarqué que les Poilu survivants étaient tous, pour la plupart, des hommes bons. Alors qu’aujourd’hui et ce depuis la Seconde guerre mondiale, les soldats survivants revenez souvent, très souvent, violent, alcoolique, drogué ect… Peut-être que ce que je dis est pure bêtise, je dirai que c’est une différence de génération. D’éducation ?
    En tous cas c’est beau de faire revivre ton arrière-grand-père pour cet article. L’horreur a continuée sont sale boulot… Même si ça devait être la « der’ des der’ ».
    Merci pour ce partage ! C’est un bel hommage pour lui et tous les soldats, des 2 cotés…

    1. corinne dit :

      Je savais que cet article allait te plaire !
      Oui c’est émouvant de faire vivre un peu son souvenir et son sacrifice, je ne peux pas imaginer ce que cet homme a été forcé de vivre…
      Et quel courage presque surhumain il fallait avoir pour défier le danger, aller à la rencontre de la mort au mépris de tout.
      Moi ce qui m’impressionne c’est le « toujours volontaire pour les missions périlleuses… », ça fait froid dans le dos.
      Merci pour ton commentaire Seb
      je t’embrasse
      Corinne

  2. Maux&Cris dit :

    Merci pour ce texte Corinne.
    Mes deux grand-père, lorsqu’ils se sont rencontrés, ont établi avoir été à Verdun en même temps. La chance a voulu qu’ils s’en sortent vivants.
    L’un, artilleur, est rentré avec une audition très abîmée.
    L’autre nous a raconté qu’il s’était creusé un siège dans la tranchée. Le besoin d’uriner l’a écarté de son siège quelques instants. À son retour, un obus s’était enfoncé dans son siège. Sauvé par l’envie de pisser….
    Belle journée.

    1. corinne dit :

      Incroyable…
      Ce que ces hommes ont dû vivre on ne peut pas se l’imaginer, et sur le plan sonore ça devait être de la folie, des bombes, des tirs, des cris, des explosions…
      Pauvres hommes
      L’anecdote de ton grand-père sauvé par une petite commission, c’est un sacré pied de nez à la faucheuse !
      Je t’embrasse Régis et merci pour ton commentaire 😘

      1. Maux&Cris dit :

        J’ai fait mon service militaire dans l’artillerie en Allemagne. Le bruit des tirs d’obus, c’est énorme, mais je n’ai pas vécu ce qu’ils ont subi, les sifflements suivis de l’explosion, le fait de savoir que sa vie ne tient qu’à un fil, le déluge de métal, de bruit, d’explosion, les odeurs, les amis fauchés, le froid, la boue, la faim, le manque de sommeil, la peur à laquelle on ne s’habitue jamais vraiment.
        Ils n’en parlaient pas. La guerre est une horreur qu’il ne fait pas bon se rappeler. Et mes grands-pères étaient tous les deux d’une extrême douceur et gentillesse.
        Je n’ai jamais compris la notion de guerre. La violence est toujours un échec de l’humanité.

        1. corinne dit :

          Très bien dit Régis.
          merci beaucoup 🥰

          1. Maux&Cris dit :

            Bon après-midi. Bises

  3. Ben. Mason dit :

    L’Histoire est souvent bien triste, mais il faut s’en souvenir, perdre la mémoire c’est se diriger invariablement vers de nouveaux conflits meurtriers.
    Il faut comprendre la souffrance et l’enfer des tranchées qu’ont connus ces jeunes gens (d’un camp comme de l’autre) avant d’y laisser la vie.
    Je pense que ton post contribue à entretenir cette mémoire, et la reconnaissance que nous devons à nos aïeux tombés au champ d’honneur.

    Mon grand-père maternel, paix sur lui, avait lui aussi participer à ce conflit, et avait été fait prisonnier par l’ennemi. Il fût alors envoyer en Allemagne, et forcé de travailler dans une ferme, dans laquelle toutefois il fût bien traité, puis libéré en 1918.

    J’ai lu ses mémoires qui m’ont touché. Il savait que cette arrestation au début du conflit lui avait probablement éviter la mort dans les tranchés. Sauvé par sa maladresse, et son inexpérience (puisqu’il était charger d’aller transmettre un message quant il fut intercepté), il a eu la chance d’en sortir vivant, de faire six enfants, avant de s’éteindre à un âge honorable en 1979.

    Merci pour cet article instructif, et émouvant.
    Je t’embrasse

    Ben

    1. corinne dit :

      Ben,
      Merci pour ton témoignage.
      C’est ce que j’aime dans l’histoire, le passé est toujours plein d’enseignements.
      Celui qui connaît son passé envisagera toujours mieux le présent.
      Ton grand-père a malgré tout dû se trouver en fâcheuse posture, et quelle expérience étrange que d’être fait prisonnier.
      Tu as raison de rappeler que dans les deux camps de jeunes hommes luttaient pour leur survie, je trouve cela étrange de me dire que mon arrière grand-père a « capturé » des allemands. Ces hommes là auraient sûrement préféré se trouver ailleurs que dans une tranchée ennemie, et vice versa.
      C’est une chance d’avoir pu lire ses mémoires, tous les témoignages sont importants ils apportent des éclairages.
      Merci Ben pour ton commentaire riche et émouvant.
      Bonne journée à toi

  4. Ben. Mason dit :

    Merci pour ta précédente réponse Corinne, j’aimerais, si tu le permets partager une réflexion personnelle sur les conflits humains:

    Malheureusement, depuis que l’être humain existe, les conflits de voisinage sont fréquents. Plusieurs raisons semblent tragiquement l’expliquer, sans jamais pouvoir l’excuser.
    En effet, il existe d’une part les barrières géologiques et géographiques comme les montagnes, les fleuves, et les océans(pas toujours pacifiques), d’autre part, des disparités en terme de ressources disponibles mais aussi les barrières linguistiques et culturelles, auxquelles s’ajoutent les différences physiques qui n’aident pas les Hommes à nouer des liens et sentiments de fraternité.
    Ces barrières nous les connaissons depuis longtemps, elles ont entaché notre Histoire humaine depuis bien des millénaires déjà. Ces rivalités-là se sont de nos jours beaucoup apaisées, car les leçons de l’histoire portent aussi quelques fruits positifs, et intéressants.

    Le chemin est sans doute encore long, mais je suis persuadé que nous connaissons mieux aujourd’hui les barrières qui nous ont jusqu’alors divisés, et pouvons désormais apprendre à éviter que celles-ci ne nous égarent à nouveau dans des sentiments malveillants à l’endroit de notre prochain. Nous avons ce pouvoir d’empathie et de réflexion vis-à-vis d’autrui qui permet tolérance, dialogue, et respect. Il nous suffit de bien vouloir le cultiver.
    La guerre ne fait pas de vainqueurs, elle fait des victimes, engendre désolation, misère, veuves et orphelins. Si parfois une nation l’emporte sur une autre, l’humain est toujours perdant. Dès lors, ne nous laissons pas imposer d’autres formes de barrières, sociales et sanitaires, tristement d’actualité.
    L’humain doit s’armer d’amour, et non pas de l’amour des armes, l’avenir de l’homme ne s’arrête à aucune frontière, admettons l’inutilité de chaque barrière.

    Merci encore pour ton post inspirant.
    Bien amicalement

    Ben

    1. corinne dit :

      Ben je te dis Merci
      Je n’ai rien à ajouter🕊
      Amitiés

    2. Ton analyse est bonne mais l’humain a chaque génération recommence les mêmes conneries et particulièrement certains qui n’ont pas de limites à leurs désirs et qui sont prêts à en sacrifier d’autres. Le rôle de l’éducation est primordial et il faut changer l’école et le lycée qui forment des compétiteurs et non des coopérateurs. Ceci dit, je vois de beaux progrès à ce niveau et une meilleure compréhension de l’humain et de la différence.

      1. corinne dit :

        Oui…
        Quand est ce que l’humanité comprendra que la guerre ne sert bien souvent que les intérêts des banques ou de despotes mégalomanes.
        Le rêve c’est que quand ce genre de mauvais trip se profile les peuples devraient se soulever et dire « NON », « on veut pas de cette putain de guerre! »
        C’est un fléau.

        1. Le pb, ce sont les lobbys militaro-industriels…

  5. Angélique dit :

    Merci Corinne. J’ai des frissons partout. Mon arrière grand père était à Verdun…. Il a été rapatrié parce qu’il avait une aiguille près du cœur (soins pour la pleurésie, je pense que les soignants faisaient avec les moyens du bord).
    Il est retourné en Bretagne. Je l’ai connu très longtemps. Quand cette aiguille a touché son coeur, il avait 76 ans. Il est mort comme ça……. Des suites de cette guerre dont il me parlait beaucoup.
    J’ai conservé ses médailles ainsi que les obus qu’ils gravait quand il n’y avait pas de combat.
    Oui il aurait voulu être ailleurs que dans ces tranchées et d’après ce qu’il disait, les allemands aussi auraient voulu être ailleurs.
    Je suis allée à Verdun avec lui. Il y a un endroit avec les casques des soldats. Lugubre mais il voulait voir ses compagnons pour leur rendre hommage.
    Alors merci Corinne car aujourd’hui, j’ai une pensée particulière pour mon arrière grand père qui m’a appris l’art du jardin potager et de la cueillette des moules.
    Il me posait sur le dos de son gros cheval de labour et m’a aussi appris à vivre simplement avec le cheval qui reste notre compagnon.
    Je t’embrasse 😘

    1. corinne dit :

      Merci Angélique pour ton émotion et pour ton témoignage.
      Cet arrière grand-père par chance tu l’as connu et il t’a apporté beaucoup, c’est une bénédiction.
      Ce qui rassure c’est que les allemands auraient aussi aimé être ailleurs.
      C’est con la guerre, c’est une chose qui me dépasse…
      je t’embrasse Angélique 😘

  6. Ashley dit :

    I find that as I become older I become more emotional when I read these histories! Of course i knew about these things when in my youth but my own life in the big world beckoned! Dealing with the ever present ‘troubles’, work, marriage, children, illness….so many excuses….not good enough….now my heart breaks for all those forgotten people, those fine human beings. I thank your great-grandfather, and these good Moroccan soldiers from the bottom of my heart 🌹💖🙏

    1. corinne dit :

      Ashley,
      I’m sorry if I touch your sensitivity.
      When I saw this article on these unfortunate people found years after the war, I thought about my great-grandfather. I wanted to talk about him and his courage.
      « Je t’embrasse fort » Ashley, next time it will be more positive and it will be a wink;)💖❤️

  7. Vivant dans la Somme, j’ai eu l’occasion de visiter d’anciennes tranchées ainsi que les grottes de Naours. Cela fait 1 siècle mais cela ne me semble pas si lointain que ça…

    1. corinne dit :

      J’aimerais voir ça un jour, je pense que c’est très impressionnant.
      100 ans seulement, c’est rien, tu as raison

  8. thib dit :

    Je dois m’être fait à cet espèce de confort où les dangers les plus importants viennent du temps qui passe, des maladies (mais qui souvent évoluent – ou pas- dans le temps), et plus rarement d’évènement rapides et subis. Et même dans ce dernier cas, les situations totalement incontrôlables et ne dépendant pas de ses propres actes sont rares (accident d’avion…). Mais se dire que des jeunes hommes à la fleurs de l’âge ont été mobilisés, sont tombés en une fraction de seconde d’une balle dont ils ne sauront jamais la provenance, et qui les a laissé sans vie sur le sol de tranchées ou dans le nomansland, ça me bouleverse. Un immense bravo et merci à votre grand-père.

    1. corinne dit :

      C’est tout le côté horrifique de ce genre d’évènement, une guerre c’est vraiment la dernière chose qui fait briller l’humanité, et pourtant certains parlent « de l’Art de la guerre »…
      Ce qui doit nous rassurer c’est que des deux côtés tous ces hommes auraient préféré rester chez eux.
      Merci pour lui et bonne journée

  9. jourdhumeur dit :

    Dans ma famille, une légende persiste. Celle de mon grand-oncle Joseph (encore un), mort le tout premier jour de la guerre 14. Son frère, mon grand-père a été gazé en 17 et est mort en 37 des suites de la moutarde volante.

    1. corinne dit :

      Que c’est triste…
      Je t’embrasse

  10. Quand je lis ton article et le commentaire de Ben, je me dis qu’il y a encore du chemin à faire pour arrêter de se taper sur la gueule… Dans le film « Un long dimanche de fiançailles », il y a trois types qui habitaient la campagne, peinards, et qui étaient simplement boulanger, paysan ou maréchal ferrant, etc… Un matin d’Août, on est venu les chercher (https://youtu.be/SyU8eQiJfsk). Ils n’avaient rien demandé. Ils vivaient dans un environnement protégé, entourés par l’amour de leur proches. Tout ça pour les appétits des industriels et leur vision de la société, vendre des bagnoles et du pétrole. Certains veulent que ça continue…

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