Suzanne Noël

Depuis quelques mois, aux détours d’articles de presse ou d’émissions radiophoniques, cela fait plusieurs fois que je remarque que la chirurgie esthétique ne s’est jamais aussi bien portée.
La cause serait liée à la crise sanitaire de la Covid-19.
Aux USA, le New-York times rapporte que la demande en interventions de chirurgie esthétique connait un boom jamais vu auparavant. Plus près, dans nos contrées européennes les désirs de changement et les recours aux prestations en chirurgie esthétique ont augmenté de 20 à 40% selon les cliniques.

Les coupables sont tout désignés et se trouvent au nombre de trois :

- Le télétravail : pour beaucoup de salariés, les échanges (souvent obligatoires) consacrés à la visio-conférence et autres Zoom sont devenus le miroir des désillusions. Celui-là même qu'on aurait préféré fuir tant on aime plus ce que l'on voit, et, qu'au plus fort de la fièvre, on ne supporterait même plus ce que l'on donne à voir. 
Les écrans cernent nos reflets bancals, et à grand renfort de pixels ils se rient de nous, se muant en d'affreuses pythies.

Le réflexe c'est le complexe. 
L'oracle c'est le miracle.
Le remède c'est le lifting.

Pousser la porte d'une clinique c'est un peu devenir le plus grand des voleurs.
C'est arracher au temps, ce  coquin de "roi des voleurs", un peu de son outrage.


- La télé-réalité : depuis longtemps celle-là creuse son sillon et instille son drôle de venin. C'est le temple des corps jeunes et sucrés, aux joues saillantes et bien remontées, à la bouche cousue de velours, aux abdos plein le dos et aux fesses callipyges...
Sous le soleil de Dubaï, on bronze, on se chamaille et on influence à tout rompre.
Certains des téléspectateurs qui sédimentèrent un peu trop sur leur sofa, ont fini par laisser éclore le Narcisse qui sommeillait en eux.

- Les applications : comme celle de Snapchat ou Instagram qui en vous amusant vous permettent de découvrir votre visage métamorphosé avec des joues plus creuses, un nez grec, une ride du lion dissoute, des lèvres sulfureuses, et des pattes d'oie qui retournent à la mare....



À bord d’un canapé et super câblé,
on renonce à l’appel de la mer,
en rêvant de meilleurs corps d’attache.

Narcisse par Caravaggio, 1597–1599, Galleria Nazionale d’Arte Antica


À la lueur bleutée de nos portables, un reflet.
Puis se trouble.
L’utilisateur amusé cherche à devenir ce qu’il voit.
Croyant à ce qu’il voit, il est enfin prêt à en payer le prix.

The Quack (vers 1785), peinture de Franz Anton Maulbertsch, montre un barbier chirurgien dans l’exercice de son métier.

Mais saviez-vous qu’une femme est à l’origine des plus belles avancées dans le domaine de la chirurgie réparatrice ? Et que cette grande dame, en pionnière passionnée est aussi devenue la plus grande initiatrice de ce qui allait devenir une discipline à part entière : la chirurgie esthétique, science de réparation et de réconciliation.

Hasard de l’actualité, cet article est l’occasion pour moi de vous parler d’un ouvrage de bande-dessinée dont l’héroïne n’est autre que Suzanne Noël, une grande dame de la chirurgie esthétique.
Dans l’ouvrage « À mains nues » écrit par Leïla Slimani et avec la collaboration du dessinateur Clément Oubrerie, vous découvrirez le parcours étonnant de cette femme au destin mêlé de tragique et à la détermination sans faille.

Dans le texte qui suit, je livre un condensé de la vie de Suzanne Noël.
Pour mes amis abonné(e)s non francophones et tous ceux vivant par delà les mers, je sais qu’il sera compliqué de se procurer cet ouvrage.
C’est pourquoi je vous propose que nous découvrions ensemble Suzanne Noël.

Suzanne Noël opérant à mains nues un lifting de la face en 1925 – photo © Bibliothèque Marguerite Durand/Roger-Viollet

Suzanne Noël née Suzanne Gros ( 1878 – 1954 ), est une femme issue d’une famille bourgeoise de Laon.
Mariée à 20 ans à un jeune médecin du nom de Henry Pertat,
c’est sans surprise que la vie la destine à devenir une bonne épouse,
puis une bonne mère sachant tenir son logis,
diriger ses gens de maison,
tenir la conversation en société,
et plus que tout,

sachant garder sa place en toutes occasions.

Jean Béraud – Boulevard des Capucines à Paris


Le couple part vivre à Paris vers 1897. Henri installe son cabinet de médecine et commence à développer sa patientèle.
Suzanne reste à la maison. Les journées sont longues et toutes frappées par le même ennui. Pour tenter de combler ce sentiment de vide, Suzanne court les expositions de peinture, s’initie à la peinture, s’intéresse aux mouvements féministes et plus particulièrement à celui des suffragettes. Mais au plus fort de ses journées, ce qu’espère toujours Suzanne, c’est le retour de son bienaimé mari. Elle aime écouter tous les récits qu’il fait de ses journées, et à travers lui elle découvre le savoir médical.

Suzanne Noël portrait de F.Denoncin



Une idée fait son chemin, elle mûrit jusqu’à exploser complètement dans sa tête.
Suzanne n’est pas femme à enfermer dans une camisole sociale.
Elle veut devenir médecin.
Mais avant d’atteindre son rêve, elle doit obtenir l’accord de son mari.

Pour une femme, dans le contexte social de l’époque, passer son baccalauréat, et entamer des études de médecine est une gageure, un projet fou conditionné par une conviction intérieure démesurée.
Au début du 20ème siècle, les femmes ne disposent pas du droit de travailler sans l’accord de leur mari. Elle se contentent pour une vie, de se consacrer à leur progéniture, au logis, et à l’équilibre familial. Pour elles, bien soigneusement, on décide, et on les dispensera toujours d’études solides.

À cette époque, même une jeune fille de bonne famille ne peut espérer acquérir que de maigres connaissances à usage domestique, souvent au domicile de ses parents et sous bonne garde d’un précepteur. Il n’est permis que de s’étourdir autour d’ouvrages zélés de broderie, qu’on assortit de quelques notions d’économie domestique, de couture, de morale, et pour les plus gâtées d’entre elles d’un apprentissage de la musique.


La musique est une marque d’élégance,
elle discipline,
et possède le mérite de toujours bien égayer
le spleen d’un esprit sous cadenas.

Mary Cassat – Mother and child (A goodnight hug) en 1880, pastel sur papier.


La société ne réserve pas le même sort aux garçons de bonnes familles.
Pour eux, les strapontins des amphis sont cirés de frais,
les professeurs se bousculent et brandissent de grands discours.
Pour eux, on déroule le grand spectacle du monde.
Au programme, les enseignements regorgent de matières nobles,
comme la philosophie,
les sciences,
le droit,
la littérature …

Suzanne a beaucoup de chance.
Son mari l’encourage à aller au bout de son rêve, et soutient son ambition.
Elle passe d’abord son baccalauréat. Le précieux sésame obtenu elle s’inscrit en 1905 en faculté de médecine.
La voilà enfin plongée dans un bain de connaissances toutes prêtes à lui dévorer le cerveau.
Elle devient une rare femme au milieu d’un collège d’hommes

Opération de craniectomie en présence des professeurs Von Bergmann, Von Eiselberg, Keen, Levchine, Sneguireff, Glubaroff, etc. ;
au Congrès international de médecine, le 5 aout 1900.
Beaucoup de messieurs.

Aux cours de ses études, Suzanne fait la rencontre d’André Noël, comme elle il est étudiant en médecine.
Ils tombent amoureux, et s’éprennent l’un de l’autre. Dans le secret, ils entretiennent une relation adultère.
Pour le suivre, elle dirige ses études vers la dermatologie.
Suzanne ne le sait pas encore, mais elle va bientôt devenir la plus grande spécialiste de la réparation du plus grand organe de l’être humain : la peau.

Suzanne est une élève remarquable, qui sait se faire remarquer des plus grands.
Elle fait ses gammes auprès de Louis Brocq et de Hippolyte Morestin (deux grands spécialistes de le dermatologie et de la chirurgie maxillo-faciale). Tous deux comprennent rapidement qu’elle possède des qualités hors norme qui feront d’elle une chirurgienne à la gestuelle millimétrée et sensible.
Son sens aigu pour l’esthétisme, et sa solide culture artistique augurent d’un immense talent pour l’art de réparer.
En son temps Louis Brocq dira même, « on est un bon chirurgien que si l’on se passionne pour l’art ! », encourageant tous ses élèves à se forger une solide culture artistique, n’hésitant pas à les convier à de nombreuses expositions.

Suzanne entre peu à peu dans le geste. Elle observe sans jamais défaillir les multiples opérations de la face qui se présente à elle. Pour atteindre son but, son geste doit devenir ferme et résolu, sa témérité doit se renforcer, et elle doit désormais savoir prendre des risques et innover.



Travailler le geste, c’est d’abord regarder.
Entrer dans le geste, c’est embrasser une transmission.
Avoir le geste, c’est sentir son ouvrage et l’avoir dans la peau.

C’est le connaître par corps.


Théodore Géricault (1791 – 1824) – Étude de bras et de main (pour la Méduse)




En 1910, Suzanne donne naissance à une fille prénommée Jacqueline.
Mais la joie, fait vite place à un immense conflit intérieur.
Qui du mari ou de l’amant est le père de l’enfant ?
Suzanne, en plus du temps consacré à l’étude, accumule une fatigue morale et physique.
Son nouveau-né qui chante aux étoiles, et des journées de travail harassantes achèvent de détériorer sa vitalité.
Le couple n’y résiste pas.
En 1911, Suzanne prend la décision de quitter son mari.

Mary Cassat – Sleepy baby, 1910


En grande amoureuse des arts, c’est le monde des arts qui vient à Suzanne Noël.

En 1912, sa renommée jusque là confidentielle va connaître un boom retentissant.
La grande Sarah Bernhardt revient juste des États-Unis, et son dernier lifting réalisé par le docteur Conrad Muller, est un échec cuisant. La comédienne âgée de 68 ans vit dans ses appartements, recluse et déprimée.
Elle a entendu parler de Suzanne et de ses mains d’or. Les deux femmes s’accordent, l’opération a lieu dans le plus grand secret.
Le résultat est stupéfiant. En plus de saluer le grand retour de la star, la presse s’extasie sur le physique de la diva et s’interroge sur le nouveau visage qu’on dit alors délesté de 20 ans.
Sarah Bernhardt en grande désinvolte et toute bien drapée dans sa mystique, prétextera n’avoir pour seule hygiène de vie, que de ne jamais se réveiller avant 13 heures…

Sarah Bernhardt photographiée par Nadar en 1864



Ce qui frappe chez Suzanne Noël, ce sont à la fois sa détermination et la croyance en son destin.
En plus de son fort niveau de spécialisation, elle était aussi une femme d’engagement et une grande féministe.
Militante aguerrie et avertie, elle rejoint le club service * Soroptimist, pour en devenir la plus grande ambassadrice pour toute l’Europe.
Pour autant, elle reconnaîtra que tout au long de sa carrière, elle aura eu la chance de rencontrer des hommes exceptionnels, et que les plus grands d’entre eux ont toujours soutenu ses ambitions.

Malgré une vie jalonnée de nombreux drames personnels, elle parvient à se hisser tout en haut d’une discipline pour la dominer, lui apporter un nouveau souffle, et mieux encore, pour la transcender.
On compte trois grands amours dans la vie de Suzanne Noël, pour trois grands drames.
Son ex-mari, Henri Pertat, meurt en 1918, des suites des gaz inhalés sur les champs de bataille.
Sa fille Jacqueline décède à l’âge de 12 ans (en 1922) après avoir contracté la grippe espagnole.
Et son second mari André Noël, anéanti par le chagrin et la perte de Jacqueline, se jette dans la Seine (en 1924).

Tableau de Kārlis Padegs, intitulé « Memento From1918. John Yperite » évoquant les blessures de guerre de la première mondiale.



Suzanne est une féministe, et à ce titre, elle met ses mains d’or au service de toutes les femmes modernes en quête d’affirmation. Entre 1920 et 1930, elle réalise avec son confrère Raymond Passot, 2500 « liftings » auprès de nombreuses femmes issues de l’élite, mais aussi pour des femmes désargentées.

Mais elle permet aussi aux infirmes, aux grands blessés de guerre et aux « gueules-cassées » de recouvrir une dignité. Beaucoup de ces jeunes hommes souvent défigurés par des éclats de balles et d’obus, ne supportaient plus leurs visages devenus monstrueux. Nombre d’entre eux se donnèrent la mort dès le retour de la guerre.
Suzanne comprend ce malheur, et sait qu’en réparant la chair, elle permet à toutes ces victimes de ne plus subir le rejet, le désespoir, la précarité et l’indigence.
Suzanne Noël est pragmatique et magnanime, faisant payer le prix fort aux riches, et opérant gratuitement les plus démunis. Grâce à elle, nombreux sont ceux et celles qui retrouvèrent une vie normale, un emploi, une valeur, une estime de soi, un sens à leur vie …

La chirurgie esthétique moderne a hérité de toutes les avancées techniques de ces hommes et de ces femmes engagés avec passion dans leur pratique médicale.
Pour l’ensemble de ces grands spécialistes que sont Brocq, Noël, Morestin, Passot et tant d’autres, le chemin fut souvent pavé d’obstacles, de moqueries, de railleries et de mépris. Ils étaient pionniers en la matière.

Peinture. Portrait d’une femme assise, de trois quarts gauche, en train de tresser sa chevelure rousse. L’arrière-plan est constitué de fleurs sur fond noir.
Dante Gabriel Rossetti Lady Lilith(1866–68, 1872–73, WilmingtonDelaware Art Museum).


Aujourd’hui, paraître c’est encore plus être.
On est plus attaché à ce que l’on donne à voir, qu’à ce que l’on donne à ressentir.
Le prix pour accéder au rêve et à la métamorphose est tarifé et négociable.
La chirurgie esthétique s’est démocratisée, et aujourd’hui on consomme de la chirurgie esthétique comme on consomme du voyage.
Mais à bord de quelle nef ?
Et pour quel voyage ?

Suzanne Noël fouillait la chair,
la brodait,
pouvait lire à travers elle,
et lui redonnait tout son lustre.
Elle savait que,
comme la terre protège son or,
la chair enferme un nombre d’or.

Corinne Bellocq©2021

Scénario : Leïla Slimani
Dessin : Clément Oubrerie
Couleur : Sandra Desmazières
Editeur : Les Arènes BD novembre 2020

* À l’aune de 2018, les chiffres pour le Soroptimist International disent qu’il est représenté dans 123 pays et est représenté par 96.000 membres dont 119 clubs en France et plus de 2.700 membres.

Toutes les images proviennent de Wikipedia Creative Commons.
Sauf la photo de Suzanne Noël(références notées plus haut), et la photo du livre qui est de Jérôme Bellocq©2021

Je vous laisse en musique avec le groupe britannique Jungle.
Leur chanson Casio, aux accents seventies me donne envie de me lever de la chaise.
Et puis voir ces jeunes hommes danser est parfaitement délicieux

Jungle – Casio

43 commentaires Ajoutez le votre

  1. orededrum dit :

    C’est impressionant ! Merci beaucoup, Corinne, de nous avoir fait partager cette histoire d’exception ! Bisous, Diana

    1. corinne dit :

      merci Diane, c’est une grande dame qui a laissé un bel héritage. Son parcours est impressionnant c’est le terme !
      merci pour ta venue et ton commentaire
      Bisous Diana 😘

  2. gabychops dit :

    As always your hand is on the pulse! A very interesting story of Suzanne Noel. We have the same growing interest in improving our faces.

    Thank you, Corinne.

    Joanna

    1. corinne dit :

      Joana,
      I discovered this lady thanks to a comic book that I gave myself. I am passionate about comics and I love this designer. I admit that this is what attracted me first.
      I didn’t know Suzanne Noël but I told myself that if Clément Oubrerie put his pencils on her, sure that this book would please me;)
      I wanted to talk about her because I find that her heritage is linked to current events and the future of cosmetic surgery.
      And then I wanted to share this discovery with all of you.
      I’m glad you like it.
      You know I admire you for succeeding in one week to make us discover so richly the great personalities of this world.
      This article gave me a lot of trouble, and even publishing it I’m not necessarily very satisfied with it.
      But now I need him to leave me!
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      I can’t wait to discover your new article.
      I’ll tell you later !!
      Tout fort 💖
      Corinne

  3. Jaskiers dit :

    C’est un article impressionnant. De l’introduction avec une touche personnelle à la fin.
    Incroyable destin que celui de cette femme que je ne connaissais pas. S’imposer dans un monde d’homme, surtout à cette époque était sûrement l’une des choses les plus difficile et courageuse à faire.
    On réalise à quel point les femmes peuvent changer le monde, autant que les hommes, voir plus peut-être.
    Une vie aussi de drame et d’amour, une vie qui a l’air moderne de notre point de vue. Enfin je pense je n’ai pas lu l’ouvrage mais j’ai vraiment envie de le lire maintenant.
    Merci Paquerite, quel travail, quel plume !

    1. corinne dit :

      Merci pour ton commentaire cher Jaskiers !!
      Oui cette dame est une femme importante qui ne craignait ni les mœurs, ni les codes de son rang et de son époque !
      Je la trouve infiniment inspirante …
      Je te recommande un autre ouvrage dessiné par Clément Oubrerie, « Aya de Yopougon » (dans toutes les bonnes médiathèques), c’est génial, mais pas du tout sur le même thème;)
      des bisous Jaskiers et merci pour ta gentillesse et ta grande fidélité !🌺🌹🌞😚

  4. Quel plaisir de te lire Corinne! Bravo pour ce superbe article! J’ai beaucoup appris! J’aime les livres de Leïla Slimani et il faut que je lise celui-ci. Merci pour ce magnifique partage!

    1. corinne dit :

      Merci Filipa, c’est Clément Oubrerie qui a attiré ma curiosité. En collaboration avec Marguerite Abouet il avait dessiné la série des « Aya de Yopougon », que j’avais adoré et que je te recommande très chaudement 😉
      Alors j’ai craqué pour son dernier ouvrage.
      Je trouve que Suzanne Noël est une femme d’une grande modernité, très humaine, et qui témoigne d’une grande force intérieure…
      merci Filipa pour ta venue !!!😘🌞🌹

      1. Oui Corinne, une femme bien en avance sur son temps. Je ne connaissais pas Clément Oubrerie. Merci d’avoir élargi mon univers. Je’aime beaucoup apprendre et sortir de ma zone de confort. Je t’embrasse Corinne.

        1. corinne dit :

          J’ai découvert la BD comme tout le monde avec Tintin et Astérix, mais des années après j’ai découvert tout l’univers des collections Fluide Glacial, et là c’est vite devenu une passion.
          Depuis je piste toujours les dernières sorties, et pour mes anniversaires je m’offre plein d’albums, c’est mon cadeau préféré… des BD 😉
          je t’embrasse fort fort 💖

          1. Super cadeau!!! J’ai redécouvert la BD avec mes enfants. Petite, je ne lisais pas beaucoup de BD, je préférais les autres livres. La seule exception: « Quick et Fluck » de Hergé. J’ai toute la collection. En plus, en portugais, c’est « Quim et Filipe ».

          2. corinne dit :

            Il y en a tellement, et je ne peux même pas dire où va ma préférence. Et puis, tous ces auteurs dans leurs singularités m’apportent tellement… Une autrice que je te recommande c’est Catel. Ce sont des thèmes et un style qui pourraient te plaire 😉
            Notamment j’avais beaucoup aimé l’album sur Benoîte Groult (Ainsi soit Benoïte Groult), une autre grande féministe, ou encore celui sur « Olympe de Gouges » ou le « Roman de Goscinny » (en collaboration avec la fille de Goscinny). Ces albums sont excellents, enfin… j’adore 😉

          3. Oh…merci Corinne pour tes super conseils!

  5. M@rie CK dit :

    Merci Corinne pour ce très bel article.
    Je l’ai savouré.
    Et quelle vie incroyable, cette grande dame était une pionnière dans de nombreux domaines.
    Je te souhaite une belle soirée.
    Marie

    1. corinne dit :

      Merci Marie, c’est un plaisir partagé !
      Comme toi, je ne connaissais pas Suzanne Noël.
      Sa vie personnelle est très triste, mais elle a su déployer une force, et une énergie créatrice si puissantes, que cette personne m’impose le plus grand respect.
      Désormais je pourrai citer une autre grande scientifique. À part Marie Curie, souvent ma longue liste s’arrête là.
      Bon après je ne suis pas du tout scientifique 😊
      Je te dis à bientôt Marie
      Corinne

  6. ID de femmes dit :

    Belle et intéressante histoire d’une vie. Oui, de plus en plus de femmes, et d’hommes se laissent tentés par la chirurgie esthétique. Le monde est avide de jeunesse. Beaucoup cèdent à la tentation de la chirurgie esthétique, pour paraître. Gagner dix minutes.

    1. corinne dit :

      Renée,
      Cet attrait pour la jeunesse éternelle, ça me rappelle l’excellent Dorian Gray 😉
      à l’échelle mondiale la France est le 10 plus grand consommateur de chirurgie esthétique après le Brésil… et le premier est la Corée du Sud
      Merci pour ta venue, je vais passer te voir.
      En ce moment je manque de temps et je suis moins sur le blog… et puis cet article m’a demandé beaucoup de temps, mais je tenais à le faire. je voulais parler de cette dame incroyable 😉
      je t’embrasse Renée !!!

      1. ID de femmes dit :

        Merci pour tes mots, Corinne. Tu as bien fait d’écrire sur cette femme exceptionnelle. De ta belle écriture. Mon dernier article risque de te plaire, j’ai fait la rencontre d’un dandy de 23 ans qui vit comme autrefois. Et j’ai voulu parler des nouveaux dandys. J’en ai rencontré deux autres, tous étant différents. Si le temps t’en laisse le cœur tu verras par toi même. Merci de tes articles. Je t’embrasse. Renée

        1. corinne dit :

          Je vais voir ton article !!
          de ce pas 😉

          1. ID de femmes dit :

            Merci

  7. Tu m’as encore appris bien des choses…
    Je ne connaissais pas cette pionnière, et effectivement avec les pauvres gueules cassées de la guerre, elle a dû redonner goût à la vie à beaucouo de victimes, du moins l’acceptation physique…

    1. corinne dit :

      Je n’ai pas mis des images, c’est terrifiant et je ne veux pas choquer, chacun est libre d’aller voir … mais les images sont terrifiantes, j’ai pas hésité longtemps, ces hommes avaient les visages ravagés. Les pauvres juste une vie donnée pour la patrie et anéantie… c’est inimaginable !
      Heureusement que cette femme et tant d’autres ont eu conscience du malheur, et surtout qu’ils ne tremblaient pas devant lui. Il faut avoir les nerfs bien accrochés pour affronter ce type d’adversité…

      1. Oui, certains portaient des prothèses en porcelaine je crois aussi…
        Il y a un film français à ce sujet, avec André Dussolier je crois, avec les premières greffes de visage, qui ne fonctionnaient pas facilement, et les enfants qui avaient peur de leur père ou qui ne les reconnaissaient même pas et donc certains se suicidaient après ça aussi 😔

        1. corinne dit :

          Si tu prends le temps d’aller voir certaines de ces ignobles blessures, tu comprendras les désastres et les désarrois psychologiques de ces jeunes hommes auxquels la guerre fauchait le visage…
          Je crois qu’avoir le visage ravagé est bien pire que d’avoir une jambe en moins.

          1. Oui, on perd son identité, vaut mieux mourir sur le coup 🙄

          2. corinne dit :

            J’ai bien peur que tu aies raison…

  8. Lazuli Biloba dit :

    Encore une personnalité d’exception inconnue parce que femme. Merci Corinne pour cette découverte (même si je reste insensible à la BD). Amitiés, danielle

  9. ugetse dit :

    Merci Corinne pour ce texte enrichissant. Je ne connaissais pas cette femme. Elle était admirable. Une passion très bienfaisante, la sienne. Oh je voudrais bien tout me faire refaire. Hihihi. Bon jeudi. Bisous aussi.♥️🌹💐😘

    1. corinne dit :

      Et coucou Hugo,
      La chirurgie esthétique c’est la baguette magique, et c’est une technique incroyable et formidable…
      Moi ça me fait peur. Je crois que sauf nécessité je n’y aurai jamais recours.
      je t’embrasse fort Hugo et merci de ta venue et de ton gentil commentaire 😘🙏🏼🕊🌞🌹

  10. Domdom dit :

    Comme tout a été dit, j’ajouterai que le plus triste c’est de voir Casio se faire jeter après autant d’effort et de classe…
    Côté chirurgie esthétique, ayant un pied en Corée du Sud depuis des années, je sais que c’est devenu aussi banal que de s’acheter des chaussures, vraiment, et quelque soit l’age. Evidemment, en France et au 19ème siècle, c’est pas la même histoire, surtout si tu étais une femme.
    Mais comme dit le proverbe, quand on veut on peut (cela n’implique pas la réussite).

    1. corinne dit :

      La Corée du Sud est le premier consommateur mondial de chirurgie esthétique…
      C’est assez particulier.
      Tous passent sous le bistouri, c’est même considéré comme une politesse vis à vis de la société, et puis pour trouver du boulot, c’est même un atout …
      pourquoi tu dis que Casio s’est fait jeter ?
      j’adore ce qu’ils font, et j’aime bien leurs MV 😉

      1. Domdom dit :

        Il se fait jeter à la fin du MV…

        1. corinne dit :

          J’avais pas noté 😉
          Merci!

  11. Ashley dit :

    An amazing story about an amazing lady! Thank you. (There was a time when I could have danced like that, but not anymore! Incredible dancing!) 🕺🕺 😘🙏

    1. corinne dit :

      They are very strong these young men, but as good as our Kevin and his frenzied dance 😉
      😘🕺🏻🌹
      I hope you are in great shape Ashley, with us we are going back to confinement ….
      But I’m not complaining, we have work and we can work, that’s the most important !!!
      Des bisous !!!!

      1. Ashley dit :

        Those with work are lucky. I read, I draw, I garden, I tidy, I paint the fence, I scrub the patio, I surf the internet……….but I cannot travel more than 10 miles! We are depressed after one year and for me and my wife it has been even longer, 18 months! My body aches with the extra physical work!
        My mind groans under the weight of depression. Soon, please, soon 🙏 we will be able to visit the coast and the sea again and let the waves wash over us and cleanse our bodies and minds! 💌🤗😘💐

        1. corinne dit :

          My Ashley,
          I want to believe that it ends up being very long …
          We are living in a completely crazy and unexpected situation.
          Everything is tangled, the situation is unclear, we are all immersed in the hope of better days. And again I saw on the news that you are vaccinated up to 45% is not bad at all. We are only at 11%…
          We complained about not having a vaccine, but we wanted to be stronger by negotiating the price of the vaccine. Result and it is logical the vaccines were sold to countries which paid and which did not discuss the price …
          When a commodity is scarce we cannot afford to negotiate its price. But we are governed by zealous officials who have gone to school too much and who do not know much about the economy …
          Ashley you know that with the new confinement we cannot even go to the beach which is only 50km away … we will go and throw ourselves into the Garonne (the river that passes through Bordeaux) !!!!
          Take care of yourself, keep on painting, gardening, listening music, writing…
          let’s keep dreaming of the sea, it deserves it
          je t’embrasse fort Ashley 💖💜❤️🌊🌈🌹🍀

  12. Merci pour ce portrait d’une femme exceptionnelle a plus d’un titre. Au delà de son parcours et de son talent, j’aime aussi son éthique et sa relation à l’argent. Il est important d’être soigné(e) ou réparé(e) quelquesoit ses moyens.
    J’adore aussi ce texte
    « Entrer dans le geste, c’est embrasser une transmission.
    Avoir le geste, c’est sentir son ouvrage et l’avoir dans la peau.
    C’est le connaître par corps ».
    J’ai aussi, grace à toi, encore appris qqch de plus sur la miss Sarah.
    Merci enfin pour le partage music and dance. J’adore cet art qu’est la danse, tout ce qu’un corps peut exprimer, au delà même du corps, l’être, soi.
    Big bizh and take care chocolates!
    Alan

    1. corinne dit :

      Merci Alan pour ton riche commentaire qui me fait très plaisir !!!
      Tu vois comme mademoiselle Sarah était une belle cachotière, mais elle avait raison, il faut laisser planer un mystère, c’est ce qu’on attend des icônes, qu’elles nous fassent rêver 😉
      Si tu as le temps pense à voter sur le dernier article sorti hier 😉
      J’ai réouvert le « Journal de mon confinement !! »
      je te souhaite un bon dimanche de Pâques, plein de beaux œufs, de tendresse et de partage !
      Bisous Alan

  13. Corinne , merci pour cet hommage à Suzanne Noël. Lorsque j’étais enfant les billets de la loterie nationale étaient émis pour « Les gueules cassés ». Beaucoup des sommes collectées ont été versées à l’Hôpital Saint-Joseph de Paris. A la fin, faute de « gueules cassées » de la guerre, l’argent servait surtout pour les grands blessés de la face victime d’accidents en tous genres
    Merci pour vos visites régulières pour voir mes dessins
    Bien amicalement.
    Jean-Daniel.

    1. corinne dit :

      C’est un plaisir Jean-Daniel !!
      je vous remercie pour votre commentaire et votre fidélité
      très bon lundi de Pâques à vous 🍫🌺🌞💐🍀🤗
      Corinne

  14. Je suis admiratif devant la quantité de travail de recherche que tu as du faire pour ce article incroyable. Je redécouvre la chirurgie esthétique sous un nouveau jour c’est tout juste incroyable. Un article à lire et à relire… Bravo ! 😀

    1. corinne dit :

      Merci ….😅Cet article m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie, mais c’est bien peu à côté du parcours de cette grande dame. J’ai acheté la BD pour Clément Oubrerie en me disant qu’il ne posait pas sa plume sur n’importe quelle histoire. Et je n’ai pas été déçue. Suzanne Noël t’embarque dans son siècle et dans sa détermination même après 100 ans. J’aurais pu en dire beaucoup plus, son parcours politique est aussi très puissant, mais tu vois en t’écrivant, je pense que je ferai un article sur ses engagements politiques;) (merci Laurent)
      On ne doit pas l’oublier, ses travaux contribuent encore aujourd’hui à sauver des vies et de nombreuses estimes de soi.
      Des bisous Laurent !!!