« Gérard » 5 années dans les pattes de Depardieu

portrait_Corinne_smallÀ l’occasion du 45e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême qui a lieu ce week-end, j’ai envie de vous parler d’un ouvrage de BD à dévorer sans attendre.
Je veux parler de l’album de Mathieu Sapin : Gérard, 5 années dans les pattes de Depardieu. Edition Dargaud 2017. Prix : 19.99€
L’auteur s’est glissé dans la vie de Depardieu, et pendant 5 ans il a vécu des tranches de vie savoureuses auprès de notre monstre sacré.

Gérard est un artiste, Mathieu est un artiste. Ça tombe bien, Gérard aime les artistes.

C’est le point de départ de la relation qui unie les deux hommes.
Gérard se laisse approcher, « croquer », partageant avec l’auteur des repas, des saunas, des tours de moto, des tournages, des promenades nocturnes, des inaugurations, des rendez-vous…
Vous vous embarquerez avec Gérard, pour l’Azerbaïdjan, l’Autriche, le Portugal, dans son hôtel particulier à Paris et bien sûr en Russie.
Partout, notre Gérard national est accueilli comme un « Boudha vivant ».
Personnage iconique, il voyage dans l’espace et le temps, en homme  gourmand, drôle et désabusé.
Adulé, épié, observé, insulté parfois, Gérard traverse le monde, des vies, ses vies.
Si vous appréciez Gérard Depardieu vous ne pourrez que succomber à cet ouvrage en couleur plein d’humour, de colères (souvent saines et justes) et de philosophie.
Depardieu y est intime, profond, et touchant.
Il y est aussi, évidemment, excessif, et là où on l’attend, mais pas seulement.

Et quand il se détache du monde, on remarque un homme aux émotions polymorphes.
Une solide carcasse qui cache un regard sur lui même féroce et implacable.
On y découvre un Gérard Depardieu ne supportant pas son image, même en dessin…

Gérard Depardieu semble prisonnier de son image. Il n’en demeure pas moins, captivant, instinctif, presque animal.
« Quand tu fais 250 films, tu n’es pas tout à fait normal. » Du Gérard Depardieu dans le texte. À trop s’incarner, peut être s’est-il désincarné ?
Pour l’approcher il faut dominer ses peurs, c’est ce que Mathieu Sapin a réussi à faire pour notre plus grand bonheur.

À la lecture de ce livre, j’ai eu envie d’imaginer un repas pour Gérard.
Dans un article à venir, je vous proposerai une pure fiction.
Rêvons un peu. Si Gérard venait déjeuner à notre table…
Corinne Bellocq

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